Kanun (qanun) : histoire, mandals, son et guide d’achat

Guide des instruments

Le kanun (qanûn) : la cithare qui a conquis trois continents

Avec ses multiples chœurs de cordes et son système de mandals sophistiqué, le kanun est l'un des instruments acoustiques les plus exigeants techniquement du Moyen-Orient — et entre les mains d'un maître, toute cette complexité se dissout dans un son si naturel qu'il semble respirer.

11 min de lecture13 mai 2026Rédaction SalaMuzik
Kanun turc professionnel MK-404 de Mustafa Saglam, ses multiples chœurs de cordes et ses leviers de mandal bien visibles

Il se pose à plat sur une table ou en travers des genoux de l'instrumentiste. Ses cordes sont réparties en plusieurs chœurs ; leur nombre exact varie selon le modèle et l'école régionale. Il possède de nombreux petits leviers en laiton appelés mandals qui permettent chacun d'élever la hauteur d'une corde d'un quart de ton. Il produit un son qui scintille comme la lumière du soleil sur l'eau — capable de murmurer comme une berceuse ou de sonner comme un clocher, et qui forme la colonne vertébrale mélodique des ensembles classiques arabes, turcs et égyptiens.

Le kanun est, selon presque tous les critères, l'instrument acoustique le plus complexe techniquement de la tradition musicale moyen-orientale. Et pourtant — lorsqu'un maître en joue — toute cette complexité disparaît dans un son si naturel, si évident, qu'on croirait l'instrument en train de respirer.

Qu'est-ce qu'un kanun ?

Le kanun (arabe : قانون qānūn ; que l'on orthographie aussi qanun, kanoon ou kanoun) est une grande cithare pincée — un instrument à cordes dont les cordes sont tendues parallèlement à la table d'harmonie et non perpendiculairement à celle-ci (comme sur une guitare ou un luth). On en joue en pinçant les cordes à l'aide de deux petits plectres en écaille de tortue ou en plastique (zihaf) fixés aux index par des anneaux métalliques, tandis que les autres doigts de chaque main actionnent les leviers de mandal.

Caractéristiques physiques d'un kanun moderne standard

Caractéristique Spécification
Cordes Variable selon le modèle ; généralement réparties en chœurs de plusieurs cordes
Tessiture Environ 3,5 octaves
Leviers de mandal Variable selon le modèle et la conception régionale
Forme de la caisse Trapézoïdale, plate
Bois principal Noyer ou acajou
Poids 4–6 kg

Le système de mandals est l'innovation qui définit le kanun : chaque petit levier, une fois enclenché, presse légèrement sa corde pour en élever la hauteur d'un quart de ton. L'instrumentiste dispose ainsi, en temps réel et pendant le jeu, d'inflexions microtonales impossibles à obtenir sur un instrument à hauteurs fixes.

Qui a inventé le kanun ? Histoire et origines

Al-Farabi et la première description

La plus ancienne description détaillée d'un instrument identifiable comme un kanun figure dans les écrits laissés par Al-Farabi (872–950 apr. J.-C.), le grand philosophe islamique et théoricien de la musique dont le Kitab al-Musiqa al-Kabir (le Grand Livre de la musique) demeure l'un des textes fondateurs de la théorie musicale moyen-orientale.

Al-Farabi y décrit un qānūn — le mot arabe signifiait à l'origine "règle" ou "loi", ce qui laisse penser que l'instrument fut conçu comme une sorte de règle acoustique servant à mesurer et à démontrer les intervalles musicaux. Ce n'est pas un hasard : le kanun a d'abord été pensé comme un instrument théorique, et seulement ensuite comme un instrument de concert.

Al-Farabi a-t-il inventé l'instrument ou simplement documenté un instrument déjà existant ? Le débat reste ouvert. Certains musicologues font remonter le kanun à des cithares pincées byzantines plus anciennes encore, tandis que d'autres plaident pour une invention arabe indépendante. Ce qui est certain, c'est qu'au XIe siècle le kanun s'était imposé comme un instrument central de la musique de cour islamique.

Le raffinement ottoman

Le développement de l'instrument s'est accéléré sous le mécénat ottoman. La culture musicale d'Istanbul — qui a fait la synthèse des influences arabes, turques, byzantines, persanes et roms — a donné naissance à la forme particulière du kanun qui perdure aujourd'hui. Le kanun ottoman a acquis un son plus plein, une tessiture plus large et, surtout, le système de mandals sophistiqué qui constitue la caractéristique la plus distinctive de l'instrument moderne.

Les compositeurs de la cour ottomane ont abondamment écrit pour le kanun, qui est devenu l'un des instruments essentiels de l'ensemble fasıl — la formation de musique de chambre classique ottomane, équivalent turc du quatuor à cordes occidental.

Vue détaillée d'un kanun turc fait main par Mustafa Saglam, montrant la caisse trapézoïdale et la disposition des cordes
L'ensemble fasıl de la cour ottomane — avec le kanun en son centre mélodique — a fait la synthèse de siècles de tradition musicale arabe, turque et byzantine.

La normalisation au XXe siècle

Au XXe siècle, les conservatoires turcs, sous l'influence des savants Arel et Ezgi, ont mis au point une accordature et un système de mandals normalisés, spécialement conçus pour couvrir toute l'étendue du makam turc. Ce système Arel-Ezgi-Uzdilek (AEU) — encore quelque peu controversé parmi les musicologues — détermine la configuration standard du kanun utilisée aujourd'hui dans les conservatoires turcs.

La pédagogie du kanun arabe suit une voie quelque peu différente, les écoles égyptienne et syrienne ayant élaboré leurs propres systèmes d'accordature normalisés. Résultat : un kanun turc et un kanun arabe — structurellement semblables — peuvent présenter des configurations de mandals et des profils sonores légèrement différents.

Le système de mandals — l'arme secrète du kanun

Le mandal (pluriel mandaller en turc) est ce qui distingue le kanun de tout autre instrument à cordes pincées. Comprendre les mandals est indispensable pour comprendre l'importance du kanun dans la musique moyen-orientale.

Le système de mandals du kanun offre un contrôle microtonal en temps réel : chaque levier modifie la longueur vibrante de son chœur d'une valeur prédéterminée, les incréments exacts dépendant de la conception de l'instrument.

Le problème du quart de ton

La musique occidentale divise l'octave en 12 demi-tons égaux. La musique moyen-orientale — qu'il s'agisse du makam turc ou du maqam arabe — utilise une grille bien plus fine. La division théorique la plus courante dans l'enseignement des conservatoires turcs est celle de 53 parties égales par octave (les commas holdriens), tandis que la théorie arabe travaille souvent avec 24 quarts de ton égaux. Les deux systèmes produisent des intervalles sans équivalent dans l'accordature occidentale.

Un piano ne peut pas jouer ces intervalles. Une guitare non plus (sans tirer les cordes). Même un instrument sans frettes comme l'oud peut les jouer spontanément, mais un instrument sans frettes ne peut pas garantir systématiquement qu'une hauteur donnée sera reproduite à l'identique à chaque fois.

Le système de mandals résout élégamment ce problème : basculer un levier modifie la longueur vibrante de son chœur d'une valeur microtonale prédéterminée. Les pouces gauche et droit de l'instrumentiste actionnent ces leviers en temps réel, changeant de système d'accordature en plein morceau sans avoir à s'interrompre.

Les mandals en pratique

Un maître du kanun qui improvise un taksim en maqam Rast peut, dans l'espace d'une seule phrase, basculer 3 ou 4 mandals pour moduler brièvement vers un maqam voisin — le maqam Uşşak par exemple — le temps d'une coloration émotionnelle, puis revenir. Cette modulation exige non seulement des connaissances musicales mais aussi une coordination physique : les deux pouces actionnent simultanément des mandals différents pendant que les deux index jouent les notes.

Des travaux de recherche menés dans le cadre du programme Güzel Sanatlar Eğitimi de l'université Necmettin Erbakan ont montré que les élèves de kanun de niveau intermédiaire consacrent nettement plus de temps à la coordination des mandals qu'à la technique de plectre de la main droite, confirmant ce que les professeurs ont toujours su : le système de mandals est le principal défi pédagogique de l'instrument.

Gros plan sur les leviers de mandal et les chœurs de trois cordes d'un qanun MK-404 de Mustafa Saglam
Les leviers de mandal offrent des pas microtonaux propres à chaque modèle, permettant à l'instrumentiste de modifier les hauteurs et de passer d'une exigence de makam ou de maqam à une autre pendant le jeu.

Le son du kanun — ce qui le rend inimitable

Le caractère sonore du kanun tient à ses chœurs de trois cordes. Chaque hauteur est produite par trois cordes accordées à l'unisson et pincées simultanément. Cette conception triple crée :

  • Richesse — des unissons très légèrement imparfaits entre les trois cordes produisent un effet de chorus naturel
  • Puissance — trois cordes dégagent bien plus d'énergie acoustique qu'une seule
  • Tenue du son — l'extinction combinée de trois cordes sonne autrement que celle d'une corde unique

Il en résulte ce chatoiement caractéristique du kanun : une note d'abord nette et brillante, qui s'épanouit ensuite en une résonance chaude et tenue à mesure que les micro-variations des trois cordes interagissent.

L'inclinaison de la surface de jeu, le kanun étant généralement penché légèrement vers l'instrumentiste avec les cordes graves les plus éloignées, influe indépendamment sur la dynamique de chaque main. Les virtuoses exploitent cette géométrie pour produire des nuances dynamiques complexes sur toute la tessiture de l'instrument.

Kanun irakien, turc et égyptien — les différences régionales

Comme tous les instruments moyen-orientaux, le kanun a ses personnalités régionales.

1

Le kanun turc (Türk Kanunu)

Associé au système théorique AEU. Généralement accordé plus bas que le kanun arabe. Le répertoire classique ottoman et la musique savante turque sont ses domaines de prédilection. La pédagogie des conservatoires turcs a produit une technique rigoureuse et systématique.

2

Le kanun arabe

Les écoles égyptienne et syrienne ont chacune leurs traditions propres. Le jeu égyptien tend vers un style plus ornemental et improvisé ; le jeu syrien (associé à la tradition musicale d'Alep) est souvent plus formellement structuré.

3

Le kanun irakien

Associé à l'école de Bagdad et au maqam al-Iraqi, l'une des traditions d'improvisation les plus élaborées au monde. Les maîtres irakiens du kanun sont souvent des interprètes du genre maqam — de longues improvisations formellement structurées dans des systèmes modaux précis.

Des différences étayées par la recherche

Une étude comparative ("Kuzey Irak ile Türkiye'de Kanun Enstrümanı İcra Üslupları", thèse n° 480185) a documenté de manière systématique les différences techniques entre les écoles d'interprétation turque et irakienne.

Apprendre le kanun — à quoi s'attendre réellement

Le kanun n'est pas un instrument de débutant au sens habituel du terme. Ses principales difficultés :

Installation physique

S'habituer aux zihaf (les plectres de doigt) prend plusieurs semaines. Beaucoup de débutants les trouvent malcommodes et voudraient s'en passer — n'en faites rien. Les plectres sont incontournables pour un jeu de niveau professionnel.

Coordination des mandals

C'est là le véritable défi. La plupart des élèves consacrent leur première année surtout à la technique de la main droite et au placement de base de la main gauche, avant d'aborder le travail complexe des mandals.

Prérequis théorique

Il faut réellement comprendre le makam turc ou le maqam arabe pour jouer du kanun de manière pertinente. Contrairement à la guitare, où l'on peut jouer des morceaux sans rien connaître à la théorie musicale, la valeur du kanun ne se révèle qu'à travers la compréhension modale.

Un calendrier réaliste

Étape Durée
Jouabilité de base (morceaux simples, main droite seule) 6–12 mois
Usage confortable des mandals dans quelques maqam 1–2 ans
Véritable capacité d'improvisation (taksim) 3–5 ans

Une thèse de doctorat de l'université Necmettin Erbakan consacrée à l'apprentissage du taksim au kanun a constaté que les élèves à qui l'on proposait des exercices d'agilité structurés (ajilite) en parallèle d'une étude théorique du makam progressaient nettement plus vite que ceux à qui l'on enseignait l'un ou l'autre de ces éléments isolément.


Comment acheter un kanun — la checklist essentielle

Les prix des kanuns varient considérablement. Les catégories ci-dessous expliquent ce qu'apportent en général les différents niveaux de fabrication. Ce sont des paliers de qualité, et non des fourchettes de prix figées :

Entrée de gammeInstruments d'étude

C'est l'entrée dans le monde des kanuns réellement jouables. Tout en bas du marché, examinez avec un soin particulier la jouabilité et la justesse des mandals ; certaines pièces bon marché sont purement décoratives, tandis que d'autres peuvent devenir utilisables après une révision par un spécialiste. À ce palier, vous obtenez un cordage ajusté à la main, un système de mandals fonctionnel et une table correctement barrée — tout ce dont un élève sérieux a besoin pendant les 1–2 premières années.

Qanun turc professionnel MK-123 (par Mustafa Saglam)

Caisse en bois de platane, chevilles en ébène, mandals en alpaga, cordes PVF. Généralement accordé sur un large registre réparti en plusieurs chœurs ; la tessiture exacte, le nombre de chœurs et la disposition des cordes varient selon le modèle. Fabriqué par l'un des facteurs de kanun les plus respectés de Turquie. Livré avec un étui rigide professionnel, une clé d'accord, des plectres et des anneaux.

Prix$1,299

IntermédiaireInstruments intermédiaires

C'est là que le kanun commence vraiment à chanter. Meilleure sélection des bois, action des mandals plus douce, tenue d'accord plus fiable et table harmonisée pour un caractère sonore précis plutôt que pour une uniformité de production de masse. Convient aux élèves ayant dépassé leur deuxième année et aux musiciens d'ensemble en activité.

Qanun turc professionnel MK-404 (par Mustafa Saglam)

Un palier supérieur, avec une compensation des cordes affinée, un barrage de table amélioré et des tolérances de mandals resserrées. Caisse en bois de wengé. Convient aux élèves intermédiaires qui préparent l'entrée au conservatoire, au jeu en ensemble ou au travail en studio.

PalierMilieu de gamme

ProfessionnelInstruments professionnels

À ce palier, vous achetez un instrument avec lequel des kanunistes professionnels se produisent réellement sur scène et en studio. Fabriqué par un maître luthier, bois de lutherie premium vieillis, harmonisation individualisée et une précision de mandals qui s'efface au profit de la musique. Des instruments pour toute une carrière.

Kanun turc spécial Miras MSK-4

Un chef-d'œuvre de son et de design Le MSK-4 n'est pas seulement un instrument : c'est une œuvre d'art. Sa caisse arbore une ornementation raffinée, sculptée à la main et incrustée de véritable nacre, ce qui lui confère une présence visuelle saisissante sur scène.Haut de gamme$3,000+

Ce qu'il faut vérifier avant d'acheter

1

Douceur des mandals

Testez chaque mandal. Chacun doit basculer proprement sous une légère pression et rester fermement en position. Les mandals qui coincent ou qui ont du jeu sont le défaut le plus souvent signalé sur les instruments d'entrée de gamme.

2

Uniformité des cordes

Toutes les cordes d'un même chœur de trois doivent produire la même hauteur lorsqu'on les pince séparément. Une irrégularité trahit un cordage mal fait ou une instabilité d'accord.

3

Qualité de la table

La table doit être en épicéa clair, au fil bien droit, sans le moindre décollement au niveau du chevalet. Bois massif uniquement — jamais de contreplaqué.

4

Tenue d'accord & action

Des cordes de kanun neuves mettent du temps à se stabiliser, mais l'instrument doit tenir l'accord de façon raisonnable pendant une séance de travail. Les cordes doivent être assez proches de la table pour un pincement confortable, sans que les plectres n'accrochent.

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Le taksim au kanun — l'improvisation qui définit l'instrument

Un taksim (arabe : taqsim) est un solo instrumental improvisé qui explore un maqam donné. Pour le kanun, le taksim n'est pas simplement un savoir-faire d'interprétation — c'est l'expression artistique première pour laquelle l'instrument a été conçu.

Un taksim bien construit au kanun suit un arc dramatique implicite :

  1. Ouverture : poser le caractère fondamental du maqam — sa tonique, ses tensions dominantes, ses intervalles caractéristiques.
  2. Modulation : explorer les maqam voisins, en créant un contraste émotionnel et une progression narrative.
  3. Retour et résolution : revenir au maqam d'origine avec une conviction accrue.
  4. Seyir (le parcours mélodique) : exécuter les motifs d'ascension et de descente propres au maqam.

Le système de mandals rend le kanun particulièrement apte au taksim, car la modulation d'un maqam à l'autre exige souvent des ajustements microtonaux de hauteur que les mandals fournissent en temps réel. Aucun autre instrument à cordes pincées ne peut suivre la logique émotionnelle d'une improvisation en maqam avec une telle précision.

Vue en situation de jeu d'un qanun turc professionnel MK-404, montrant le plan de cordes et les leviers de mandal dans la position de jeu
Le taksim au kanun exige d'actionner les mandals tout en pinçant les cordes — les mains assurant deux rôles musicaux indépendants à la fois.

Questions fréquentes

Le kanun est-il plus difficile à apprendre que l'oud ?

Des difficultés de nature différente. L'oud exige de développer l'intonation entièrement à l'oreille, sur un manche sans frettes. Le kanun a des cordes à hauteur fixe (donc pas de problème d'intonation), mais le système de mandals et la technique de plectre de la main droite posent leurs propres difficultés. La plupart des professeurs les jugent d'une difficulté globalement équivalente.

Le kanun nécessite-t-il une table ou un support ?

La position de jeu traditionnelle est en travers des genoux (assis, l'instrument posé sur les cuisses). Les professionnels utilisent souvent un support à kanun spécifique ou une table basse. N'en jouez pas sur une table ordinaire à hauteur d'homme debout : cela ruine votre posture de jeu.

En quoi le kanun est-il fabriqué ?

Caisse et corps de résonance : généralement en noyer. Table d'harmonie : épicéa. Mandals : laiton ou alpaga. Cordes : nylon (aigus) et nylon filé ou boyau (graves).

Le kanun est-il la même chose que le cymbalum ?

Non. Le cymbalum est un tympanon — ses cordes sont frappées avec des maillets. Le kanun, lui, se pince. Ce sont deux cithares posées à plat, mais la technique de jeu est totalement différente.

Quelle est la différence entre un kanun turc et un qanun arabe ?

Ils sont structurellement semblables, mais le kanun turc suit le système théorique AEU, avec des mandals accordés pour le makam turc, tandis que le qanun arabe suit les systèmes d'accordature égyptien ou syrien, orientés vers le maqam. Les configurations de mandals et les profils sonores diffèrent légèrement. Choisissez celui qui correspond à la musique que vous voulez jouer.

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Voir les kanuns

Sources : Necmettin Erbakan Üniversitesi Eğitim Bilimleri Enstitüsü — thèse n° 897936, "Kanun Taksimlerine Yönelik Alıştırmaların Kanun Eğitiminde Kullanılmasına İlişkin Bir Alan Araştırması: Halil Karaduman" ; thèse n° 719104, "Kanun Eğitiminde Taksim Çalışmalarına Yönelik Ajilite Alıştırmaları" ; thèse n° 480185, "Kuzey Irak ile Türkiye'de Kanun Enstrümanı İcra Üslupları".


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